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Posté le 26/01/2017 dans actualité.

France – Patrimoine et isolation !

100_0552Le 30 mai dernier un décret d’application de la loi sur l’isolation des bâtiments exigeait en pratique de « recourir en cas de ravalement important de façade » à la technique de l’isolation par l’extérieur. L’absence de définition de son champ d’application aurait contribué à la banalisation de très nombreuses façades alors même que la loi « sur la transition énergétique » imposait de »tenir compte des spécificités énergétiques et architecturales du bâti existant.

A la suite de la mobilisation de l’association du « G8 Patrimoine » auprès de la Ministre de l’environnement, cette dernière a proposé un décret modificatif précisant que cette obligation d’isolation ne s’impose que pour le bâti non traditionnel, composé de matériaux récents de type briques industrielles, béton etc…

De même, Ségolène Royal exclut de cette obligation d’isolation les monuments labellisés « Patrimoine du XXème siècle » afin de préserver leur qualité architecturale.

OUF !

La position des associations : le bâti traditionnel possède des qualités techniques établies par le ministère, qui le rendent aussi performant que celui des années 1990. Pour autant il est nécessaire de lui appliquer des techniques particulières d’isolation : les associations du « G8

Patrimoine » ne souhaitent pas exclure le bâti ancien de l’effort collectif en faveur de la transition énergétique, parce que les matériaux traditionnels sont aussi des matériaux d’avenir. C’est ainsi qu’elles ont demandé une règle qui lui soit adaptée et ont insisté sur la priorité d’une isolation des toitures par les combles, plus efficace et respectueuse des bâtiments.

Langoiran.

Le temps c’est de l’argent…Horloge Langoiran

Et justement l’Horloge de l’Eglise Saint- Pierre-Es-Liens a besoin que lui soit consacré un peu de temps et un peu d’euros, voyons cela :

L’église Saint-Pierre –es-liens, petit église romane située sur le Haut Langoiran est classée à l’Inventaire des Monuments Historiques de la Gironde depuis 1908.

Construite au XIè et XIIè siècles, elle a été maintes fois remaniée jusqu’en 1864 où le Cardinal Donnet l’a coiffée d’un nouveau clocher qui brusquement lui a donné un petit air gothique. En 1906, le clocher fut doté d’une horloge mécanique (construite par l’horloger G.Guignan) et qui était un don de la famille Abaut , respectant ainsi les dernières volontés de Marguerite Abaut décédée à l’âge de 35 ans dans la maison « Rateau » située face à l’église.

Après plus d’un demi-siècle de bons et loyaux services, lorsque le plancher du second étage a du être remplacé, le mécanisme de l’horloge ainsi que les câbles et les poids qui entrainaient ce dernier ont été déposés et n’ont pas été remontés.

Au cours des années, la poussière, les déjections des pigeons , etc …ont recouvert le mécanisme quant au cadran de l’horloge il a lui aussi subi les sévices du temps et il faut bien le dire, la négligence des humains , et donc a besoin d’une remise en beauté totale, entre autre d’un ré-émaillage.

Pour la restauration de l’ensemble plusieurs spécialistes ont été contactés par l’association ETAVIE qui a donc comme projet la réfection de cette horloge avec l’apport d’une cloche vitrée de protection, un éclairage de l’escalier d’accès pour permettre l’organisation de visites sécurisées du clocher et du mécanisme de l’horloge ainsi que l’aménagement prévu à l’étage d’une salle d’exposition.

L’association ayant signé avec la mairie de Langoiran une délégation de maîtrise d’ouvrage et la mise en place par la Fondation du Patrimoine d’un complément de financement, elle fait appel aujourd’hui aux dons de  tous ceux et celles qui souhaiteraient participer à la réhabilitation de ce petit patrimoine qui devrait redonner vie et ré- enchanter le clocher de cette charmante église Saint-Pierre-es-Liens située, située rappelons le, sur l’un des plus beaux sites paysagers de l’Entre-deux-Mers.

 Pour en savoir plus : Association ETAVIE, Mairie de Langoiran .Place du Docteur Abaut. 33550 LangoiranPrésident : Jean-Louis Torguet –tél :06.09.79.02.61

Souscription-Faites un don (avec reçu fiscal) www.fondation-patrimoine.org/47624

 Saint-André-du- Bois. En Nouvelle- Aquitaine : le Château Malromé labellisé  « Maisons des Illustres ».

familletltOULOUSE lAUTRECC’est le 7 octobre dernier que le Château Malromé a reçu le label de « Maisons des Illustres » décerné par la DRAC Nouvelle-Aquitaine , label qui identifie des lieux où ont vécu des personnalités culturelles, artistiques reconnues, qui méritent, oh ! combien, que leur mémoire soit conservée et leurs œuvres transmises de génération en génération, en l’occurrence celle du peintre Henri de Toulouse Lautrec qui fit de longs séjours estivaux, à Malromé.

En 1883, la Comtesse Adèle de Toulouse-Lautrec(1841-1930), lasse de vivre auprès d’un mari réputé pour ses excentricités et son amour immodéré pour la chasse, achète le château de Malromé avec l’argent de sa dot. C’est une propriété qui date du XVIè siècle entourée du domaine viticole de La Taste. Son fils Henri a alors 19 ans et éprouve tout de suite un attachement pour ce lieu où il viendra si souvent « se ressourcer », profiter de la beauté de cette campagne de l’Entre-deux-Mers, de la lumière de l’automne des vendanges mais aussi retrouver sa mère chérie et ce pendant 17 ans jusqu’au mois de septembre 1901.

Cette année là, il a définitivement fait ses adieux à Paris,  il est revenu à Malromé pour son dernier voyage. Il est parti entouré par sa mère, ces dernières paroles dites d’une voix pesqu ’imperceptible ayant été : « Maman…vous…rien que vous » …  « c’est bougrement dur de mourir ! »…[i]

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A son décès en 1930, la Comtesse Adèle de Toulouse Lautrec ne laissant aucun héritier direct, Malromé est donc vendu, en 1933, par les neveux de la famille à Monsieur Georges Séré de la Rivière. Puis ce sera une longue succession de rachats par des propriétaires successifs jusqu’en 2013 où la propriété a été acquise par Monsieur Huynh, homme de culture, passionné de vin et d’Art, avec l’intention d’entreprendre une rénovation et un réaménagement de l’ensemble des lieux afin de redonner son lustre perdu à ce bâtiment historique.

Les travaux en cours devraient être achevés lors de ce printemps 2017. Menés sous la conduite de l’architecte Laurent Negretti , en respectant la mise en œuvre de matériaux traditionnels dont le travail de la taille de pierre est garanti par le chef d’équipe Compagnon  de France .

5Château_Malromé_-05-fill-600x399Les travaux de réhabilitation intérieure concernent les appartements occupés par la Comtesse Adèle de Toulouse Lautrec. Tout l’ameublement  de style napoléon III, a également été revu ; quant à l’espace de  l’aile Est du château, à l’étage, il  est transformé d’une part,  en une grande salle pour expositions futures et d’autre part en une salle de réception  conçue pour recevoir jusqu’à 500 personnes dont l’aménagement a été confié à l’architecte-designer Isabelle Stanislas (Agence So-An) avec un objectif recevoir des évènements culturels.

A l’extérieur, la cour carrée intérieure du château, d’une superficie d’environ 2000m2 est prévue pour accueillir concerts et spectacles de plein air.

Quant à l’animation, la création d’évènements culturels, la mise en œuvre de parcours touristiques, artistiques avec les partenaires des deux autres « Maisons d’Illustres » en Gironde, (Malagar, Château de La Brède), elles sont confiées à Colette Paris, guide officielle du Château Malromé et passionnée par l’histoire et l’œuvre de l’illustre peintre Henri Toulouse Lautrec.

Pour en savoir plus : Château Malromé. Saint -André -du –Bois : Visites guidées du ler mai au 31 octobre, du lundi au samedi  à 15 heures- ou sur réservation par courriel à : visite@malromé.com. (En raison des risques de fermetures imprévues dûs aux travaux, prière de se renseigner au 06.80.28.04.31.)

[i] D’abord enterré à Saint-André- du- Bois , il fut transféré dans le caveau qu’avait fait construire la Comtesse dans le cimetière de Verdelais, où elle-même fut enterrée en 1930. Citations références: “Toulouse Lautrec-Une vie ardente.”p.28- Henri Perruchot.

Bordeaux. Architecture : le patrimoine de demain.

la MecaLa Méca: c’est parti !

 Ce prochain jeudi 2 février 2017 à 11 heures, Alain Rousset, président du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, et l’architecte Bjarke Ingels de l’agence Big, visiteront le chantier de la Méca ( ?) Non il ne s’agit pas de l’acronyme d’une «  Maison de la Mécanique » mais de celui de la future « Maison de l’économie créative et de la culture en Aquitaine », qui comportera trois agences culturelles sous un même toit : Ecla –Ecrit cinéma livre audiovisuel, le Frac- Fonds régional d’art contemporain et l’Oara –Office artistique de la Région .

Il s’agit de générer une véritable synergie entre ces trois entités pour que La Méca devienne « un outil » (toujours la mécanique !?!) de soutien à la culture et à la création.

Nos mécanos de la culture en tous genres seront donc abrités dans un monument de 14.700m2 (coût du chantier 60M€) qui doit marquer un quartier en pleine mutation (celui d’Euro atlantique, avec la rénovation de la gare, l’arrivée de la LGV Paris Bordeaux en juillet 2017) et devrait être opérationnels en septembre 2018 !

La Méca, Quai de Paludate-Site des abattoirs, Bordeaux.


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